L'animal Totem du Lion
Le lion comme animal totem : retrouver sa nature avec Asili
Le regard d’un lion me fait penser à cette force intérieure que l’on peut parfois perdre de vue. Celle qui nous aide à rester ancrés dans ce que nous sommes, même lorsque le regard des autres prend beaucoup de place.
C’est autour de cette sensation que j’ai envie de vous présenter Asili, mon portrait de lion au pastel sec.
À travers lui, j’explore ce que cet animal peut nous inspirer : une confiance en soi plus profonde et le désir de vivre au plus près de sa nature.
Le lion comme animal totem et son énergie solaire
Dans la lecture de Grand Ours Chaman, le lion comme animal totem est associé à l’énergie solaire. Il évoque une force protectrice et un courage qui s’accompagne de maîtrise : savoir où engager son énergie et préserver ce qui compte. grandourschaman.fr
Cette symbolique invite à reconnaître sa valeur et à habiter sa place avec confiance.
Devant Asili, ces idées me ramènent à une question : quelle place est-ce que je laisse à ce que je suis vraiment ?
Retrouver le lien avec son instinct
Il arrive que l’on réfléchisse tellement à la bonne manière d’être que l’on finisse par moins écouter ce que l’on ressent.
À force d’attendre d’être certain avant d’oser, on peut laisser de côté des envies qui comptent pour soi.
La présence de ce lion m’évoque un lien plus direct avec la vie.
Cette part instinctive qui réagit à ce qui la touche et qui nous pousse vers ce qui nous fait vibrer. Elle passe par le corps, par une émotion qui arrive avant les mots.
J’y vois le désir de vivre pleinement, de laisser une place à ce qui nous traverse, même lorsque cela échappe à nos habitudes.
Il y a quelque chose de précieux dans un élan que l’on s’autorise enfin à suivre.
Accueillir aussi ses ombres
Revenir à soi demande parfois de regarder ce que l’on garde en retrait.
Une fragilité, une peur ou une émotion que l’on trouve trop intense peuvent aussi avoir besoin d’être entendues.
Dans mon interprétation d’Asili, cette profondeur compte autant que la force de son regard.
Elle me parle de la possibilité d’être présent avec tout ce que l’on porte, y compris les parts de soi encore difficiles à comprendre.
C’est aussi ce qui me touche dans une rencontre : pouvoir se montrer tel que l’on est et laisser à l’autre cette même liberté.
Quelque chose devient alors plus simple. On peut se rapprocher en gardant le lien avec soi.
Asili, la nature et l’origine
Asili est un mot swahili qui peut renvoyer à l’origine, à la nature ou à l’essence, selon le contexte.
Ce nom donne une place particulière à tout ce que j’associe aujourd’hui à ce lion.L’origine, c’est ici ce qui nous ramène au plus près de nous-mêmes.
Ce qui reste lorsque l’on prend un peu de distance avec les attentes et les rôles dans lesquels on s’est installé.La nature évoque notre lien au vivant, mais aussi notre propre manière de ressentir.
Quant à l’essence, j’y vois ce qui nous appartient profondément et que l’on apprend à mieux reconnaître.
Asili porte pour moi cette idée de retour à soi. Son nom accompagne son regard, comme un rappel de cette part instinctive à laquelle on peut redonner de l’espace.
Donner une présence à cette symbolique au pastel
J’ai réalisé Asili au pastel sec, sur un format de 100 × 70 cm, en environ 70 heures de travail. Mon intention était de créer une présence.Le cadrage de face donne une place centrale au regard.
La crinière l’entoure, tandis que les nuances et les contrastes donnent du relief au visage.
Le grand format permet de découvrir l’ensemble à distance, puis de s’approcher pour observer les détails.
Le pastel me permet de travailler cette rencontre entre la douceur du pelage et l’intensité de l’expression.
Au fil des heures, le lion prend forme sur le papier.
Chacun peut recevoir Asili à sa manière. J’aime l’idée qu’en croisant son regard, on puisse prendre le temps d’écouter ce qui nous anime.